Quels projets locaux mettre en place pour les administrés ou les membres en 2026 ? L’étude Pouvoirs de ville apporte des réponses concrètes aux collectivités et aux associations. Elle présente des actions locales utiles, des leviers de transition sociale et écologique et le rôle des associations à l’origine de cette proposition collective.
Sommaire
Quels constats expliquent l’étude Pouvoirs de ville pour les municipales 2026 ?
L’étude Pouvoirs de ville s’inscrit dans un contexte de tensions sociales, écologiques et démocratiques qui pèsent de plus en plus sur l’action locale. Elle a été pensée comme un document de référence pour aider les collectivités et les associations à identifier des projets concrets à mettre en place pour les administrés ou pour les membres. Son point de départ est simple : face aux difficultés du quotidien, l’échelle municipale reste l’un des niveaux d’action les plus utiles, les plus visibles et les plus directement mobilisables.
Le texte ne fonctionne pas comme un programme électoral classique. Il ne déroule pas une liste fermée de promesses. Il propose plutôt une lecture structurée des grands besoins du terrain et des réponses qui peuvent être mises en œuvre localement. Pour les collectivités territoriales comme pour les associations, cette approche est précieuse, car elle permet de transformer un diagnostic général en pistes d’action concrètes.
Pourquoi l’échelle locale devient-elle centrale pour les collectivités et les associations ?
L’un des premiers constats de l’étude est que les grandes transitions se jouent au niveau local. Le logement, l’alimentation, la mobilité, l’énergie, l’accès aux droits, la gestion de l’eau, les déchets ou encore la participation citoyenne ne sont pas des sujets abstraits. Ce sont des réalités de terrain qui façonnent directement la vie quotidienne des habitants et des membres d’une structure associative.
C’est précisément ce qui renforce le rôle des communes, des intercommunalités et des réseaux associatifs. Une collectivité peut agir sur des services de proximité, sur des équipements, sur des politiques tarifaires, sur l’aménagement du territoire ou sur la coordination des acteurs locaux. Une association peut, de son côté, repérer les besoins, mobiliser les publics, accompagner les démarches et transformer une orientation politique en action concrète.
Cette complémentarité est au cœur de l’étude. Elle montre qu’un projet local fonctionne mieux lorsqu’il ne repose pas uniquement sur une décision institutionnelle. Il gagne en efficacité lorsqu’il est relayé par des associations, des collectifs et des acteurs de terrain capables d’en faciliter l’appropriation. Pour une mairie comme pour une structure associative, cette logique ouvre une perspective très utile : construire des projets plus proches des usages réels et donc plus visibles pour les administrés ou pour les membres.
Quels enjeux sociaux expliquent la publication de l’étude Pouvoirs de ville ?
Le deuxième grand constat de l’étude concerne la pression croissante qui s’exerce sur la vie quotidienne. Les dépenses contraintes prennent une place de plus en plus importante dans les budgets. Le logement, l’énergie, les déplacements et l’alimentation pèsent lourdement sur une partie croissante de la population. Dans le même temps, les effets du dérèglement climatique deviennent plus visibles dans les territoires, avec des conséquences directes sur les conditions de vie.
Cette double pression change profondément la manière de penser les projets locaux. Une collectivité ou une association ne peut plus aborder les questions sociales et écologiques séparément. Une mauvaise isolation n’est pas seulement un problème de confort. C’est aussi un problème de facture, de santé et d’émissions. Une mobilité trop dépendante de la voiture n’est pas seulement un sujet de transport. C’est aussi un enjeu de budget, d’accès aux services et de transition. Une alimentation plus difficile à financer n’est pas seulement une question de consommation. C’est aussi un sujet de santé publique, de solidarité et d’organisation territoriale.
C’est pour cette raison que l’étude intéresse autant les collectivités et les associations qui cherchent des projets pour leurs administrés ou leurs membres. Elle propose un cadre de lecture capable de relier plusieurs enjeux en une seule action. Un projet de rénovation énergétique peut réduire les charges et améliorer le confort. Un projet alimentaire local peut soutenir les habitants et renforcer les circuits courts. Une action de mobilité peut à la fois lutter contre l’isolement, faciliter l’accès à l’emploi et réduire certaines émissions.
Cette approche est particulièrement pertinente pour les structures qui disposent de moyens limités. Elle permet de privilégier des projets à effets multiples, plutôt que des actions dispersées. C’est aussi ce qui rend le document utile sur le plan éditorial : il aide à comprendre pourquoi les projets locaux pour les collectivités et les actions pour les associations doivent désormais être pensés de manière plus transversale.
Pourquoi la dimension démocratique est-elle essentielle dans cette étude ?
Le troisième constat majeur porte sur la démocratie locale. L’étude considère que la défiance envers les institutions et le sentiment d’éloignement des décisions fragilisent l’action publique. Lorsqu’un projet semble conçu sans lien avec les réalités du terrain, il devient plus difficile à comprendre, à accepter et à faire vivre dans la durée. Cette question n’est donc pas secondaire. Elle conditionne directement l’efficacité des politiques locales.
Dans cette logique, Pouvoirs de ville insiste sur l’importance de la participation, de la concertation et de la co-construction. L’idée défendue est claire : les habitants, les bénévoles, les adhérents, les jeunes, les familles ou les publics plus fragiles doivent pouvoir être associés aux projets qui les concernent. Un projet local n’est pas seulement un dispositif technique ou budgétaire. C’est aussi une manière d’organiser la relation entre une collectivité, une association et son territoire.
Pour les collectivités, cela signifie qu’un projet gagne en pertinence lorsqu’il s’appuie sur des échanges réels avec les habitants et avec les relais locaux. Pour les associations, cela confirme un rôle essentiel : celui de lien entre les institutions et les publics. Une association connaît souvent mieux que quiconque les freins, les attentes, les usages et les besoins du terrain. Elle peut donc contribuer à rendre les projets plus justes, plus accessibles et plus adaptés.
Cette dimension démocratique renforce aussi la cohérence générale de l’étude. Le document ne cherche pas seulement à identifier des projets utiles. Il cherche à montrer comment ces projets peuvent être construits avec les acteurs concernés. C’est ce qui lui donne une portée plus large qu’un simple catalogue d’actions. Il devient une base de réflexion pour toutes les structures qui veulent bâtir des initiatives locales plus solides, plus partagées et plus durables.
Ces constats montrent que les collectivités et les associations ne manquent pas seulement d’idées. Elles ont surtout besoin de projets locaux capables de répondre à plusieurs enjeux en même temps, avec des moyens réalistes et une utilité visible pour les administrés ou pour les membres. C’est précisément ce que permet la proposition détaillée de l’étude : passer d’un cadre général à des actions concrètes, adaptables selon les territoires, les publics et les capacités d’organisation locale.
Quels projets une collectivité ou une association peut-elle réellement mettre en place localement ?
L’un des apports les plus intéressants de l’étude Pouvoirs de ville tient à sa dimension opérationnelle. Le document ne se limite pas à un constat sur les tensions sociales, écologiques et démocratiques. Il présente des leviers d’action concrets que les collectivités et les associations peuvent mobiliser localement dans des domaines qui touchent directement la vie quotidienne : logement, énergie, alimentation, mobilité, participation citoyenne, économie circulaire ou adaptation climatique.
Pour les structures qui recherchent des projets à mettre en place pour leurs administrés ou leurs membres, cette proposition est utile car elle aide à passer d’une intention générale à une méthode de terrain. Elle montre aussi qu’un projet local efficace n’est pas forcément un projet lourd. Dans de nombreux cas, une bonne coordination, une lecture précise des besoins et une coopération avec le tissu associatif local suffisent à produire des résultats visibles.
Quels projets locaux mettre en place pour agir sur le logement, l’énergie et l’alimentation ?
Le logement occupe une place centrale dans l’étude. Le constat est clair : de nombreux ménages rencontrent des difficultés pour accéder à un logement digne, bien situé, abordable et correctement isolé. À cela s’ajoutent la saturation du marché locatif dans certains territoires, l’insuffisance de l’offre sociale et le poids croissant des charges énergétiques.
Dans ce contexte, les collectivités peuvent bâtir des projets locaux autour de plusieurs axes complémentaires : renforcer la rénovation énergétique, mieux repérer les situations de précarité, accompagner les ménages vers les aides existantes et mieux articuler l’action sociale avec l’habitat. Pour une commune ou une intercommunalité, cela peut prendre la forme d’un guichet local rénovation, d’un point d’information sur les aides, d’une meilleure coordination avec le CCAS ou d’un accompagnement ciblé pour les publics les plus fragiles.
Pour une association, ce même champ ouvre plusieurs formats très concrets : ateliers sur les économies d’énergie, accompagnement administratif, médiation avec les services compétents, repérage des ménages en difficulté ou animation d’actions de proximité. Ce type de projet présente un avantage majeur : il agit à la fois sur le confort, sur les charges et sur la transition écologique.
L’alimentation constitue un deuxième pilier fort. L’étude montre que l’accès à une alimentation de qualité devient plus difficile pour une partie importante de la population. Pour les collectivités et les associations, cela ouvre un terrain de projets particulièrement concret, car il permet de relier pouvoir d’achat, santé, solidarité et agriculture locale.
Les actions possibles sont nombreuses : projets alimentaires territoriaux, soutien aux circuits courts, mise à disposition de locaux pour des cuisines partagées, développement d’épiceries sociales ou solidaires, coordination de la lutte contre la précarité alimentaire, meilleure accessibilité de l’offre dans certains quartiers ou certains villages. Une association peut aussi porter un projet de cuisine collective, d’aide alimentaire plus digne ou de médiation entre habitants, producteurs et structures locales.
Dans certains territoires, une logique de mutualisation peut aussi compléter ces actions, par exemple à travers un groupement d’achat local ou une formule d’achat groupé sur un besoin précis. Cette piste peut être intéressante, mais elle reste un levier parmi d’autres dans une stratégie locale plus large.
L’intérêt de ces projets est qu’ils produisent plusieurs effets en même temps. Un projet alimentaire local bien construit ne se contente pas de répondre à une difficulté économique. Il peut aussi recréer du lien social, soutenir des producteurs de proximité et améliorer la qualité de vie sur le territoire. C’est précisément cette logique de bénéfices croisés qui rend la proposition utile pour des collectivités et des associations qui doivent choisir des actions à fort impact.
Quels projets concrets développer pour la mobilité, la jeunesse et la participation citoyenne ?
L’étude insiste aussi sur les projets qui facilitent les déplacements et renforcent l’implication des habitants. La mobilité y est traitée comme un enjeu quotidien, à la fois social, économique et écologique. Dans de nombreux territoires, l’absence d’alternative à la voiture fragilise l’accès à l’emploi, aux soins, aux loisirs, aux commerces et aux services publics.
Pour une collectivité, plusieurs leviers peuvent être activés : amélioration des transports collectifs, desserte des quartiers ou des zones rurales, adaptation des horaires, meilleure connexion entre les lieux de vie et les lieux d’activité, développement des mobilités douces ou des solutions partagées. Même lorsqu’un territoire ne peut pas transformer entièrement son offre de transport, il peut déjà mettre en place des projets ciblés qui améliorent concrètement la situation de certains publics.
Pour une association, la mobilité peut devenir un champ d’action à part entière. Cela peut passer par de la médiation mobilité, de l’information sur les dispositifs existants, de l’accompagnement des personnes fragiles ou par la création de solutions locales adaptées à certains besoins. Là encore, l’échelle locale permet d’identifier très vite les freins les plus concrets.
La jeunesse constitue un autre axe fort de la proposition détaillée. L’étude recommande d’impliquer davantage les jeunes dans la vie locale, non pas de manière symbolique mais avec de vrais espaces d’expression et de décision. Cela peut passer par un comité jeunes, un conseil municipal des jeunes, des projets éducatifs coconstruits ou des budgets dédiés à certaines initiatives locales.
Pour une collectivité, ce type de démarche permet de mieux comprendre les attentes d’une partie de la population souvent peu associée aux décisions. Pour une association, cela ouvre des projets d’animation, d’éducation populaire, de médiation ou d’engagement citoyen. Ce sont aussi des actions qui renforcent la visibilité d’une politique locale, car elles montrent rapidement que les habitants peuvent être associés aux choix qui les concernent.
Cette logique rejoint directement la question de la participation citoyenne. L’étude rappelle qu’un projet local fonctionne mieux lorsqu’il est compris, discuté et partagé. C’est pourquoi elle met en avant des dispositifs de concertation, des assemblées locales, des espaces d’échange et des formes de co-construction. Pour les collectivités et les associations, l’enjeu est simple : mieux un projet est relié aux besoins réels, plus il a de chances d’être utile et durable.
Organiser un achat groupé citoyen
Demande d’informations préalables à l’organisation d’un achat groupé social et écologique
Quels projets écologiques et solidaires lancer rapidement à l’échelle locale ?
L’étude fait aussi ressortir des projets écologiques très concrets, visibles dans le quotidien et relativement rapides à mettre en œuvre. C’est un point important pour les collectivités et les associations qui cherchent des actions locales à la fois utiles, lisibles et compatibles avec des moyens limités.
L’économie circulaire en fait partie. Une commune ou une intercommunalité peut par exemple soutenir un espace de réemploi, une ressourcerie, un atelier de réparation, une solution de compostage partagé ou un partenariat local autour de la réduction des déchets. Une association peut porter une partie de cette dynamique en animant les usages, en sensibilisant les habitants ou en structurant des actions collectives. Ce type de projet est souvent efficace parce qu’il donne un résultat rapidement perceptible.
L’adaptation au changement climatique constitue un autre champ d’action très opérationnel. L’étude évoque des mesures comme la végétalisation, la création d’îlots de fraîcheur, l’installation de fontaines à eau, l’ouverture de lieux refuges en période de forte chaleur, la désimperméabilisation ou encore une meilleure préparation des services publics face aux aléas climatiques. Ces projets répondent à une attente croissante, notamment dans les territoires exposés aux canicules, aux tensions sur l’eau ou à une forte minéralisation des espaces publics.
Pour les collectivités, l’intérêt est double. D’un côté, ces actions améliorent concrètement le cadre de vie. De l’autre, elles rendent la transition écologique visible, compréhensible et utile pour les administrés. Pour les associations, elles ouvrent des projets de sensibilisation, de mobilisation locale et de médiation avec les publics les plus fragiles.
Lorsque les moyens sont limités, l’étude suggère en creux une méthode de sélection assez simple : retenir les projets qui répondent à un besoin immédiat, qui produisent plusieurs effets positifs en même temps et qui peuvent être portés avec les ressources déjà présentes sur le territoire. Un projet pertinent n’est donc pas forcément le plus ambitieux sur le papier. C’est souvent celui qui relie le mieux l’utilité sociale, la faisabilité locale et la coopération entre acteurs.
Projet d’achat groupé local
Étudier la faisabilité et les options possibles pour ma commune ou mon association
Quelles associations sont à l’origine du projet Pouvoirs de ville ?
L’étude Pouvoirs de ville est portée par le Pacte du pouvoir de vivre, un collectif qui réunit des associations, des syndicats et des organisations engagées sur les questions sociales, écologiques et démocratiques. Cette diversité donne au projet une vraie crédibilité de terrain : derrière les propositions, il y a des structures qui accompagnent déjà les habitants, les jeunes, les familles et les publics fragiles au quotidien.
Dans le champ de la solidarité et du logement, qui sont les organisations à l’origine du projet ?
Plusieurs organisations à l’origine du projet sont connues pour leur engagement quotidien auprès des personnes les plus fragiles.
ATD Quart Monde porte depuis des décennies une parole forte contre la pauvreté et l’exclusion. Son approche repose sur une idée simple mais exigeante : personne ne doit être exclu de la construction des réponses collectives. Sa présence dans ce collectif rappelle que les politiques locales ne peuvent pas être pensées sans les personnes concernées.
Le Secours catholique agit au plus près des situations de précarité, avec une forte présence locale. Son expérience du terrain, du lien social et de l’accompagnement des personnes en difficulté donne du poids aux propositions liées à la dignité, à l’accès aux droits et à la solidarité de proximité.
La Fondation pour le Logement apporte un regard essentiel sur la crise du logement, les inégalités résidentielles et les mécanismes d’exclusion liés à l’habitat. Sa participation ancre fortement le projet dans les enjeux de logement digne, de mixité sociale et de lutte contre le mal-logement.
Habitat et Humanisme travaille depuis longtemps sur le logement accompagné et l’insertion par l’habitat. Son action rappelle qu’un logement n’est pas seulement un toit, mais aussi une condition d’équilibre, de santé et d’intégration sociale.
La Fédération des Acteurs de la Solidarité rassemble de nombreuses structures engagées auprès des publics les plus précaires. Elle donne au projet une profondeur concrète sur l’hébergement, l’insertion, l’accompagnement social et la coordination des réponses locales.
Territoire zéro chômeur de longue durée apporte une autre dimension, très utile pour les collectivités : celle de l’expérimentation locale contre l’exclusion durable du marché du travail. Sa présence rappelle que les territoires peuvent devenir des espaces d’innovation sociale, à condition de partir des besoins réels.
Sur les enjeux écologiques, quelles associations donnent du relief à la proposition ?
Le projet repose aussi sur des organisations engagées dans la protection de l’environnement et dans la transformation des modèles de développement.
France Nature Environnement représente un acteur historique de la défense de l’environnement. Sa présence apporte une lecture structurée des enjeux de biodiversité, de pollution, d’aménagement et de sobriété.
Oxfam France introduit une approche qui relie inégalités sociales et urgence écologique. Cette articulation est importante dans Pouvoirs de ville, car le document insiste justement sur des projets capables d’agir à la fois sur le pouvoir de vivre et sur la transition.
Zéro Waste France porte une expertise reconnue sur la réduction des déchets, le réemploi et l’économie circulaire. Sa participation donne une traduction très concrète aux propositions locales autour du compostage, de la réparation, de la réutilisation et de la gestion plus sobre des ressources.
APPA, engagée sur les questions de qualité de l’air et de santé environnementale, rappelle qu’un projet local écologique est aussi un projet de santé publique. Cette présence est précieuse pour relier les enjeux techniques à des effets très concrets dans la vie quotidienne.
Comité 21 contribue à la réflexion sur la transition et le développement durable à travers une approche partenariale. Dans le cadre de ce projet, sa présence renforce la logique de coopération entre collectivités, associations et acteurs de terrain.
Jeunesse, éducation, vie associative : quels acteurs se retrouvent dans cette démarche ?
Une autre famille d’acteurs donne au document une dimension très vivante : celle de l’éducation populaire, de l’engagement des jeunes et du tissu associatif.
Les Francas sont engagés de longue date dans l’éducation et l’émancipation des enfants et des jeunes. Leur présence souligne l’importance d’une politique locale qui ne traite pas la jeunesse comme un public secondaire.
La Ligue de l’enseignement apporte une culture historique de la citoyenneté, de l’éducation populaire et de la vie démocratique locale. Elle donne au projet une profondeur particulière sur les sujets d’engagement, de laïcité, d’accès à la culture et de participation.
La FAGE représente la jeunesse étudiante et contribue à faire entrer dans le débat local des réalités parfois moins visibles, comme la précarité des jeunes adultes, l’accès aux droits ou l’engagement associatif.
L’AFEV travaille depuis longtemps sur les inégalités éducatives et l’engagement des jeunes dans les quartiers populaires. Sa participation rappelle que la cohésion sociale se construit aussi dans l’accompagnement de proximité et dans les parcours éducatifs.
Animafac incarne le monde des associations étudiantes et de l’engagement collectif. Sa présence montre que la vie associative n’est pas un simple relais d’exécution, mais une force d’initiative à part entière.
Le Mouvement associatif apporte une vision transversale de la vie associative française. Il joue un rôle clé pour rappeler que les associations sont à la fois des actrices de terrain, des créatrices de lien social et des partenaires de l’action publique.
Les CEMEA et la Fédération Léo Lagrange prolongent cette même logique d’éducation populaire, de formation et d’action citoyenne. Ces organisations donnent au collectif une culture du terrain, de l’expérimentation et de l’accompagnement humain.
Quels organismes de santé, de handicap et de protection sociale prennent part au projet ?
Le projet s’appuie aussi sur des structures qui connaissent de près les fragilités du quotidien et les besoins d’accompagnement.
La Mutualité française apporte une expertise forte sur la santé, la prévention et l’accès à des services essentiels. Sa présence permet de rappeler que les politiques locales influencent directement la santé des habitants.
APF France Handicap joue un rôle central dans la défense des droits des personnes en situation de handicap. Son engagement rappelle qu’un projet local réellement utile doit être pensé pour tous les publics, y compris ceux qui restent trop souvent à la marge.
L’URIOPSS fédère de nombreux acteurs du secteur sanitaire, social et médico-social. Sa présence renforce la crédibilité du projet sur les enjeux de coordination locale, d’accompagnement et de continuité des services.
L’UNHAJ, engagée sur l’habitat des jeunes, apporte un regard très concret sur les parcours résidentiels, l’autonomie et les fragilités spécifiques d’une partie de la jeunesse.
Travail, dialogue social, citoyenneté : qui complète ce collectif engagé ?
Enfin, Pouvoirs de ville s’appuie aussi sur des organisations qui portent la question du travail, du dialogue social et de la démocratie.
La CFDT et l’UNSA apportent une lecture du quotidien des salariés, des actifs et des transitions professionnelles. Leur présence permet de relier les politiques locales aux réalités de l’emploi, du pouvoir d’achat et des conditions de vie.
Pacte civique, La Vie Nouvelle, UNADEL ou encore Sauvons l’Europe contribuent à la dimension civique, démocratique et territoriale du projet. Leur apport est moins sectoriel, mais il est important : il rappelle que la transformation locale ne se réduit pas à la gestion technique. Elle suppose aussi une vision de la participation, de la responsabilité collective et de l’avenir des territoires.
Pourquoi cette diversité d’associations donne-t-elle autant de poids à la proposition ?
La dernière partie de l’étude gagne en force lorsqu’elle montre que ce projet n’est pas né dans un cercle fermé. Il est porté par des associations et des organisations qui connaissent des réalités très concrètes : pauvreté, logement, jeunesse, handicap, environnement, santé, engagement citoyen ou encore vie démocratique.
Pour les collectivités comme pour les associations, cette diversité est un signal fort. Elle montre que les propositions formulées dans Pouvoirs de ville ne relèvent pas d’une vision abstraite du territoire. Elles s’appuient sur des expériences de terrain, sur des réseaux déjà actifs et sur une culture de coopération. C’est précisément ce qui rend cette étude intéressante pour des structures qui cherchent des projets à mettre en place pour leurs administrés ou pour leurs membres.
Les propositions formulées dans Pouvoirs de ville sont disponibles ici en accès libre.
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FAQ - Pouvoirs de ville
Quels projets locaux lancer rapidement dans une commune ou une association en 2026 ?
Les projets les plus rapides à déployer sont souvent les plus lisibles : compostage partagé, ateliers d’économies d’énergie, permanence d’accès aux droits, groupement d’achats, conseil municipal des jeunes ou plan local vélo. Ces actions demandent moins d’ingénierie qu’une grande opération d’aménagement et produisent des résultats visibles dans le quotidien.
Pourquoi l’étude Pouvoirs de ville intéresse-t-elle autant les collectivités que les associations ?
Parce qu’elle répartit les rôles de façon complémentaire. La collectivité dispose de leviers réglementaires, budgétaires et fonciers. L’association dispose d’un ancrage humain, d’une capacité d’aller-vers et d’une expérience de terrain. Le document propose précisément de faire travailler ces deux niveaux ensemble.
Quels sujets sont prioritaires pour les administrés ou les membres selon cette étude ?
Les priorités les plus nettes concernent le logement, l’alimentation, l’énergie, la mobilité, l’accès aux droits, la participation citoyenne et l’adaptation climatique. Ce choix n’est pas théorique. Il répond à des dépenses contraintes, à des besoins de service et à des fragilités déjà mesurables dans les territoires.
La logique la plus efficace consiste à retenir les projets qui ont trois effets en même temps : gain social, gain écologique et gain démocratique. Une cantine à tarification sociale avec produits locaux améliore l’accès alimentaire, soutient des filières de proximité et rend l’action municipale plus concrète. Un guichet rénovation agit lui aussi sur le budget des ménages, le confort et les émissions.
Comment choisir entre plusieurs projets locaux quand les moyens sont limités ?
La logique la plus efficace consiste à retenir les projets qui ont trois effets en même temps : gain social, gain écologique et gain démocratique. Une cantine à tarification sociale avec produits locaux améliore l’accès alimentaire, soutient des filières de proximité et rend l’action municipale plus concrète. Un guichet rénovation agit lui aussi sur le budget des ménages, le confort et les émissions.




Comment choisir entre plusieurs projets locaux quand les moyens sont limités ?