En juillet 2026, le gaz naturel repart nettement à la hausse après la baisse observée en juin. L’électricité reste stable au tarif réglementé, tandis que les granulés de bois conservent une position compétitive en énergie brute. La pompe à chaleur reste généralement la solution la moins chère en coût de chaleur utile, à condition d’être bien dimensionnée.
Sommaire
Prix des énergies en juillet 2026
Hausse du prix du gaz en juillet 2026
Après un mois de juin plus favorable, le gaz naturel repart nettement à la hausse en juillet 2026. Le mouvement est important : selon la Commission de régulation de l’énergie, le prix repère de vente du gaz naturel augmente de 7,4 % TTC au 1er juillet par rapport à juin. Autrement dit, la baisse observée le mois précédent est largement effacée.
Pour les foyers chauffés au gaz sur la zone GRDF, le prix moyen du kWh passe de 0,11789 € TTC en juin à 0,12766 € TTC en juillet. L’abonnement annuel progresse lui aussi, de 343,90 € TTC à 359,63 € TTC. La hausse ne concerne donc pas seulement la consommation : elle touche aussi la part fixe de la facture.
Concrètement, pour un logement consommant 13 500 kWh de gaz par an pour le chauffage, l’écart représente environ 132 € supplémentaires sur la seule part consommation, si le niveau de juillet se maintenait pendant douze mois. En intégrant la hausse de l’abonnement, le surcoût théorique approche 148 € par an.
Cette augmentation change la place du gaz dans le comparatif des énergies de juillet 2026. Il reste moins cher que l’électricité utilisée avec des radiateurs classiques, mais l’écart se creuse avec les granulés de bois, toujours très compétitifs au kWh. La pompe à chaleur conserve également un avantage net en coût de chaleur utile, grâce à son rendement.
Le gaz naturel reste donc une solution pertinente dans les logements déjà raccordés et bien équipés, mais il perd en attractivité ce mois-ci. Son coût réel dépend toujours du rendement de la chaudière, du niveau d’isolation, de la zone tarifaire et des frais fixes associés au contrat.
Quel est le prix de l’électricité en juillet 2026 ?
En juillet 2026, l’électricité fait figure d’énergie stable dans un marché encore très mouvant. Contrairement au gaz, qui repart nettement à la hausse ce mois-ci, le Tarif Bleu EDF reste inchangé par rapport à la grille entrée en vigueur le 1er février 2026.
En option Base, le prix du kWh TTC s’établit à 0,1940 € pour les puissances de 3 et 6 kVA. Pour les puissances de 9 kVA et plus encore concernées par cette option, il atteint 0,1927 € TTC/kWh. En option Heures Pleines / Heures Creuses, le kWh coûte 0,2065 € TTC en heures pleines et 0,1579 € TTC en heures creuses. L’abonnement mensuel en 6 kVA s’élève à 15,65 € TTC, soit 187,80 € par an.
Mais attention car cette stabilité sera toutefois de courte durée puisqu’au 1er août 2026, le TURPE, c’est-à-dire le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité, doit augmenter de 3,04 % selon la Commission de régulation de l’énergie. Cette hausse concerne la part acheminement de la facture et entraînera une légère augmentation du tarif final de l’électricité.
Dans le comparatif des énergies de juillet 2026, l’électricité reste chère lorsqu’elle est utilisée directement pour chauffer un logement. Un radiateur électrique transforme 1 kWh d’électricité en environ 1 kWh de chaleur : à 0,1940 €/kWh, le coût reste nettement supérieur à celui du gaz naturel ou des granulés de bois.
C’est précisément pour cette raison que l’autoconsommation solaire est à envisager sérieusement. Installer des panneaux solaires ne permet pas de dire adieu à ses factures mais de produire une partie de sa propre consommation. En journée, l’électricité produite sur le toit peut alimenter certains usages du logement : électroménager, ballon d’eau chaude, recharge d’un véhicule électrique, climatisation ou équipements du quotidien.
En juillet 2026, l’électricité présente donc deux visages. Achetée intégralement sur le réseau et utilisée pour du chauffage direct, elle reste l’une des énergies les plus coûteuses. Mais lorsqu’une partie de la consommation est couverte par des panneaux solaires, elle devient plus facile à maîtriser, notamment pour les foyers capables de décaler certains usages sur les heures de production.
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Quel est le prix des granulés de bois en juillet 2026 ?
Les granulés de bois restent bien placés dans le comparatif des prix de l’énergie en juillet 2026. Les relevés disponibles au début de l’été indiquent une palette de granulés de bois autour de 414 à 420 € la tonne en palette, avec un prix de référence observé autour de 417 € pour une palette de 66 sacs de 15 kg hors livraison. Le vrac se situe autour de 426 € TTC la tonne selon les relevés de marché disponibles pour l’été 2026.
Pour comparer les granulés avec le gaz, le fioul ou l’électricité, une conversion est nécessaire. En retenant un pouvoir calorifique inférieur proche de 4,8 kWh/kg, une palette à 417 € pour 990 kg donne un coût d’environ 0,088 €/kWh. Le vrac à 426 € la tonne ressort autour de 0,089 €/kWh.
Les granulés restent donc parmi les solutions les plus compétitives en énergie brute. Leur classement dépend toutefois du rendement du poêle ou de la chaudière, du stockage, de la qualité du combustible, de la livraison et de la manutention. En période estivale, l’achat de pellets peut aussi être anticipé avant la reprise de la demande à l’automne.
Utiliser un comparateur d’offres de pellets lors de son achat est une bonne façon de s’assurer d’opter pour l’offre la moins chère du moment disponible dans sa région.
Quel est le prix du fioul domestique en juillet 2026 ?
Début juillet 2026, les relevés nationaux situent le prix du fioul domestique autour de 1 406 à 1 416 € pour 1 000 litres selon les plateformes et les conditions de livraison. Le prix reste très variable selon les régions, la quantité commandée, le type de fioul et le niveau de concurrence locale entre distributeurs.
La conversion courante retient environ 10 kWh par litre de fioul. À 1 410 € pour 1 000 litres, le coût théorique ressort donc autour de 0,141 €/kWh. Ce calcul ne tient pas compte du rendement réel de la chaudière. Une chaudière ancienne peut consommer davantage pour produire la même quantité de chaleur utile.
Le fioul domestique reste rarement l’énergie la moins chère en juillet 2026. Il demeure surtout une solution d’existant dans les logements non raccordés au gaz naturel ou situés en zone rurale. Le coût global doit intégrer la cuve, l’entretien, le ramonage, les livraisons et le risque de variation des cours pétroliers.
Quel est le prix du propane et du butane en juillet 2026 ?
Le propane en citerne reste une énergie très dépendante du contrat. En juillet 2026, le prix moyen du propane en citerne est estimé autour de 2 417 € la tonne. En retenant l’équivalence de 1 tonne de propane = 12 780 kWh, le coût moyen ressort autour de 0,189 €/kWh.
Ce prix ne suffit pas pour comparer les contrats. La location ou l’entretien de la citerne, les frais de livraison, les frais de retrait et les conditions de résiliation peuvent modifier fortement la facture. Le propane est donc souvent une énergie de contrainte, notamment dans les zones non raccordées au gaz naturel.
Le butane en bouteille reste plus coûteux à l’usage. Une bouteille de butane de 13 kg autour de 38,11 € représente environ 179 kWh d’énergie. Le coût ressort donc autour de 0,213 €/kWh, hors consigne. Le butane reste davantage adapté à la cuisson ou à certains usages d’appoint qu’au chauffage principal d’un logement.
Tableau comparatif des prix de l’énergie en juillet 2026
Les chiffres ci-dessous sont des ordres de grandeur TTC. Ils permettent d’identifier l’énergie la moins chère en juillet 2026, mais ils ne remplacent pas une simulation complète.
| Énergie | Prix du kWh (juillet 2026) | Coût de l'installation | Frais fixes annuels |
|---|---|---|---|
| Granulés (sacs) | ~0,088 €/kWh | Poêle à granulés : ~4 800 à 6 800 € pose comprise | Entretien / ramonage : ~150 à 250 €/an |
| Granulés (vrac) | ~0,089 €/kWh | Chaudière granulés + silo : investissement plus élevé | Entretien / ramonage + stockage |
| Gaz naturel (chauffage) | ~0,128 €/kWh | Raccordement GRDF : dès ~519 € ; chaudière gaz + pose : variable | Abonnement : ~360 €/an + entretien chaudière : ~80 à 190 €/an |
| Fioul domestique | ~0,141 €/kWh | Chaudière + pose + réseau : souvent ≥ 10 000 € ; cuve : dès ~5 000 € | Entretien chaudière : ~200 €/an (+ ramonage ~60 à 80 €) |
| Propane (citerne) | ~0,189 €/kWh | Installation cuve souvent offerte (selon contrat) + chaudière / pose : variable | Location / entretien cuve : ~60 à 275 €/an + entretien chaudière : ~80 à 190 €/an |
| Électricité + radiateur électrique | 0,194 €/kWh | Radiateurs : dès ~30 € / radiateur selon gamme | Abonnement 6 kVA : ~188 €/an |
| Électricité + panneaux solaires | Réduit la part d’électricité achetée au réseau | Installation photovoltaïque : variable selon puissance, toiture et matériel | Abonnement électrique maintenu + entretien limité |
| Butane (bouteille) | ~0,213 €/kWh | Pas d’installation lourde pour cuisson ou appoint | Pas d’abonnement ; coût lié aux recharges |
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Ce classement montre que l’énergie la moins chère en juillet 2026 dépend fortement du mode de chauffage. En coût d’usage, une pompe à chaleur bien dimensionnée reste très compétitive. En énergie brute, les granulés de bois conservent une position favorable. Le gaz naturel augmente nettement par rapport à juin, mais reste moins cher que l’électricité directe. Le fioul baisse par rapport aux niveaux élevés observés au printemps, sans pour autant redevenir l’énergie la plus économique. Le propane, le butane et l’électricité directe restent parmi les options les plus coûteuses au kWh.
Quelle énergie choisir en juillet 2026 ?
Pour quelle énergie opter en juillet 2026 ?
Le choix du mode de chauffage le plus pertinent varie selon plusieurs critères : type de logement, niveau d’isolation, installation existante, accès au gaz, espace de stockage disponible, contraintes d’usage et budget consacré aux travaux.
Le prix du kWh donne une première indication, mais il ne suffit pas. Une énergie peu chère en apparence peut devenir moins intéressante si l’installation est coûteuse, si le rendement est faible ou si les frais fixes sont élevés. À l’inverse, une énergie plus chère au kWh peut devenir compétitive lorsqu’elle est utilisée avec un équipement performant.
Installer un nouveau mode de chauffage en juillet 2026
Quand un changement d’équipement est envisagé, le prix du kWh ne suffit pas. Le bon choix dépend aussi du coût d’installation, des frais fixes, des contraintes d’usage et du niveau d’isolation du logement.
Les granulés de bois restent très compétitifs en juillet 2026, notamment pour les logements adaptés à l’installation d’un poêle. Cette solution suppose toutefois de prévoir la livraison, le stockage au sec, la manutention des sacs et l’entretien régulier de l’appareil.
Le gaz naturel conserve un intérêt dans les logements déjà raccordés, mais la hausse du prix repère en juillet 2026 rappelle que cette énergie reste exposée aux variations du marché. Une chaudière ancienne peut donc être l’occasion de comparer plusieurs options : conserver le gaz avec un équipement plus performant, changer d’énergie ou réduire d’abord les besoins du logement.
L’électricité reste chère lorsqu’elle est utilisée pour du chauffage direct, et notamment via des radiateurs électriques énergivores même si une solution existe pour réduire ses consommations facilement. En revanche, l’installation de panneaux solaires peut permettre de produire une partie de l’électricité consommée dans le logement et de réduire la dépendance au réseau. Dans un contexte de kWh élevé et de hausse du TURPE au 1er août 2026, l’autoconsommation devient une piste intéressante pour mieux maîtriser sa facture.
Pour le fioul et le propane, il s’agit surtout de solutions d’existant ou de contrainte, notamment dans les logements non raccordés au gaz naturel. Leur coût doit être comparé en intégrant les livraisons, le stockage, la cuve, l’entretien et les conditions contractuelles.
En juillet 2026, la solution la plus pertinente n’est donc pas seulement celle qui affiche le prix du kWh le plus bas. Les granulés restent compétitifs pour le chauffage, tandis que les panneaux solaires deviennent un levier intéressant pour alléger durablement la facture d’électricité.
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Questions fréquentes : prix de l’énergie et énergie la moins chère en juillet 2026
Quelle est l’énergie la moins chère en juillet 2026 ?
L’énergie la moins chère en juillet 2026 est généralement l’électricité utilisée avec une pompe à chaleur performante, en coût de chaleur utile. Grâce à son rendement, une pompe à chaleur peut produire plusieurs kWh de chaleur avec 1 kWh d’électricité. En énergie brute, les granulés de bois restent aussi très compétitifs.
Quel est le prix du gaz en juillet 2026 ?
En juillet 2026, le prix repère du gaz naturel augmente par rapport à juin. Pour un usage chauffage, le prix moyen du kWh ressort à 0,12766 € TTC/kWh sur la zone GRDF. L’abonnement annuel chauffage passe à 359,63 € TTC. Cette hausse dégrade la position du gaz naturel dans le comparatif des énergies, même s’il reste moins cher que l’électricité directe.
Les granulés de bois sont-ils moins chers que le gaz en juillet 2026 ?
Oui, les granulés de bois restent moins chers que le gaz naturel en prix du kWh brut en juillet 2026. Le coût estimé des pellets se situe autour de 0,088 à 0,089 €/kWh, contre 0,12766 €/kWh pour le gaz chauffage. La comparaison dépend toutefois du rendement du poêle ou de la chaudière, du prix de livraison, du stockage et de la qualité des granulés.
L’électricité est-elle l’énergie la plus chère en juillet 2026 ?
L’électricité directe reste l’une des énergies les plus chères en juillet 2026, avec un prix du kWh plus élevé que le gaz, les granulés ou le fioul. En revanche, l’électricité devient très compétitive lorsqu’elle alimente une pompe à chaleur. Dans ce cas, le coût réel dépend du coefficient de performance de l’appareil et non du seul prix du kWh électrique.
Le fioul redevient-il compétitif en juillet 2026 ?
Le fioul domestique baisse par rapport aux niveaux élevés observés au printemps 2026, mais il reste généralement plus cher que les granulés de bois et que le gaz naturel en coût du kWh brut. À environ 1 410 € pour 1 000 litres début juillet, son coût théorique ressort autour de 0,141 €/kWh. Il reste surtout une énergie d’existant dans les logements déjà équipés.



